12.02.2006

Votre expérience

Thérapeute ou patient, vous avez vécu une expérience hypnotique particulière que vous désirez partager...
Vous pouvez en faire part sur ce Blog.

Commentaires

Bonjour Philippe,
A la frontière entre patient et, j'espère, futur hypnothérapeute je lance les commentaires de cette partie de ton blog.
Tu te souviens de cette garde de Samu où une migraine rebelle me pourchassait de ses tentacules envahissantes. Tu m'as entraîné dans le château du Pays où tout est Gris à la recherche de cette boîte de lumière dans la chambre en haut de l'escalier, ou peut-être en bas à douze heures douze, treize heures treize, ou trente heures trente... Qu'importe... Je suis revenu, oui je sais avec lenteur, mais en pleine forme et débarrassé de ce mal lancinant. Merci à toi...
Et puis, dans quinze jours, débute la formation Emergences à Rennes. Je traverse le miroir pour de nombreux mois de formation mais des projets plein la tête...
A suivre...

Ecrit par : Osiris | 20.03.2006

Bonjour,

J'ai decouvert l'hypnose ericksonienne il y a quelques années, quand elle m'a debarrassée de mes allergies alimentaires et respiratoires (2 seances contre + de 15 ans de medicaments administres quotidiennement).
Depuis, a la faveur d'une reconversion professionelle, j'ai suivi une formation en hypnose ericksonienne (IFHE) et je suis devenu hypnotherapeute à plein temps et cela me satisfait bien plus que mon précédent metier (ingénieur r&d).
J'ai 2 questions :
-comment justifiez vous le fait de reserver ce type de formation à des professionnels de la relation d'aide alors que j'ai déjà reçu plusieurs personnes traumatises par l'absence d'humanite de certains medecins/infirmières et donc de ces memes professionnels de l'aide? Pour moi, avoir fait une formation medical ne justifie pas d'avoir les qualites nécessaires pour etre un bon hypnotherapeute. Ces personnes ont fait la preuve de leur manque d'ecoute pourtant indispensable dans une relation d'aide. Il me semble que c'eest meme la qualite primordiale en fait.
-auriez vous des formations à me conseiller pour completer ma formation dans la perspective d'une reglementation future de la profession de psychothérapeute?

SR

Ecrit par : Valikor | 19.12.2006

Je répondrai à votre 1° question en paraphrasant la votre : comment justifiez vous le fait de proposer ce type de formation à des non-professionnels de la relation d'aide?
Quant à votre 2° question, j'ai l'impression que la réponse y est incluse.
Bien sûr, la question de la formation initiale et continue ne peut être éludée si rapidement et mérite une attention toute particulière. C'est le rôle des professionels réunis dans les sociétés savantes ainsi que des pouvoirs publics.

Bien à vous
Dr Ph Rault

Ecrit par : Rault | 20.12.2006

hum repondre à une question par une question...
pour poursuivre le débat, je préciserais que
1°) le corps medical pressenti est dans la relation d'aide PHYSIQUE. et non psychique. Jusqu'à présent, pour ce que j'ai pu constater, en tant que patient ou observateur ou stagiaire en formation d'hypnose, l'écoute du personnel soignant est équivalente à celle du public ...
2°) pour moi, l'essentiel des études médicales se concentrant sur le corps et ses dysfonctionnements, cela ne prépare absolument pas à ce type d'approche et donc exclure une grande majorité de personne c'est barrer la route à des vocations alors que notre société n'a jamais eu autant besoin d'écoute et de réponse face au stress sans cesse croissant.
3°) quand aux psychiatres, je suis quelque fois horrifié de rencontrer des personnes qui sont reçues 20min, ont une ordonnance reconduite et cela depuis des années, sans qu'une amélioration ait été constatée et qu'en quelques séances, finalement elles apprennent à dire non, à s'extérioriser, à faire le deuil et à pardonner pour finalement aller bien mieux.
3°) il s'ensuit pour moi que l'on peut ouvrir les formations plus largement à conditions de faire passer, en cela je vous rejoins, un/des entretiens pour jauger la motivation et surtout ses valeurs (l'appât du gain étant sous-jacent et prédominant chez beaucoup).

Attention, je ne dis pas que les medecins et autres professions médicales sont moins bien placés, je dis simplement qu'ils ne sont pas mieux placés, ni qualifiés pour cela.

Faites la preuve par des tests objectifs et quantifiables qu'un médecin ou un kinésithérapeute (ou autre) obtient de meilleurs résultats et fait moins d'erreurs et vous aurez une justification qui pourrait se tenir. Si cela est impossible ou si il y a régulièrement des "anomalies", c'est que le filtre d'entrée est inapproprié/inadapté.

Pour finir, j'aurais aimé une réponse plus pratique... Je ne suis pas parfait, comme tout le monde... je cherche donc juste à m'améliorer car à travers mes observations et mes lectures, je constate certaines similitudes à travers des approches/écoles assez différentes ... De là à penser qu'en chaque type de thérapie il y a des outils spécifiquement développés qui marchent mieux pour certaines personnes que pour d'autres et qu'en faisant une synthèse, on pourrait beaucoup progresser, il y a là un pas vite franchi.

cordialement


Valikor

Ecrit par : Valikor | 20.12.2006

Cher Valicor,
Dans un monde complexe, je préfère les bases simples et solides : celui qui s'occupe de la santé de ses concitoyens se doit de posséder les diplômes ad hoc. J'ai fais le choix de la médecine et j'en suis satisfait. L'hypnose éricksonienne est un outil supplémentaire que j'utilise si j'en ressens l'utilité et qui vient enrichir les traitements que je propose à mes patients.
Je persiste pour penser que les formations en hypnose ne doivent s'adresser qu'à des professionels de santé. Si certains centres en jugent autrement, c'est leur choix.
Enfin, lorsque vous écrivez "Attention, je ne dis pas que les medecins et autres professions médicales sont moins bien placés, je dis simplement qu'ils ne sont pas mieux placés, ni qualifiés pour cela", je m'élève fermement contre cette assertion qui va à l'encontre de mon éthique.

Bien à vous
Dr Ph Rault

Ecrit par : Dr Rault | 21.12.2006

Mais en fait, un hypnotherapeute ne s'occupe pas e la sante des personnes qu'il reçoit, pour moi il sert de miroir et de levier avec un apport d'informations qui sont utilisées ou pas par la personne en transe.
Si elle les utilise, c'est selon sa methode à elle. C'est donc elle-même qui s'occupe de sa "santé" et les suggestions contraires s à son écologie sont soit radicalement ignorées/rejetées soit mal acceptées et l'état antérieur est restauré.
bref à chacun ses croyances, son éthique et sa vision des choses mais bien souvent l'usage de techniques/produits potentiellement dangereux n'est pas réservés aux seuls professionnels (cf : les produits chimiques de base comme l'eau de javel, l'acide chlorhydrique, la soude...) et la chimie n'est pas le seul domaine dans ce cas.

En tout cas pour ma part, je me souviendrais toujours de la joie ressentie après avoir réalisé que j'étais enfin débarrassé de mes allergies, après 15 ans de traitements qui n'ont fait qu'atténuer les crises. Pourquoi ne pas alors enseigner plus l'usage de l'hypnose ericksonienne en france dans le corps médical, comme le préconisait dejà en 2005 une these en médecine soutenue à Angers par S. Yvay en mai?
et pourquoi alors continuer à prescrire des corticoïdes pour l'exzema (j'en avais aussi) alors que seule l'hyponse a pu m'en debarrasser durablement?

sur ce, je vous souhaite de tres bonnes fetes de fin d'année avec tout le bonheur possible.

Valikor

Ecrit par : Valikor | 21.12.2006

Je peux tout à fait imaginer le plaisir que vous avez ressenti lorsque vous avez abandonné vos allergies. J'en profite pour signaler qu'en médecine traditionnelle aussi, il arrive aussi que le médecin guérisse ses patients. C'est même souvent le cas.
Quant à enseigner l'hypnose éricksonienne au cours des études médicales, c'est un objectif ambitieux mais réalisable que je désire voir atteindre. Je reçois régulièrement des étudiants en médecine en consultation au centre de lutte contre la douleur chronique dans lequel j'exerce. Ils sont tous étonnés et interessés par l'outil. Introduire l'hypnose dans le programme de nos facultés de médecine (ou de psychologie) va prendre du temps et il faudra vaincre de nombreuses réticences. J'aimerais être de ce projet là.
Et alors, devant un patient allergique, chaque praticien, en fonction de son éthique, en fonction de son patient, en fonction de ses connaissances pourra choisir ce qu'il lui semble le plus adapté : corticoïdes, hypnose, acupuncture, mésothérapie, psychothérapie, relaxation...

Cordialement
Dr Ph. Rault

Ecrit par : Dr Rault | 21.12.2006

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